Qui suis-je ? Une présentation personnelle

« Qui suis-je ? » Une question simple, mais derrière cette cela se cache une histoire faite de passion, de tradition et d’ambition. Je m’appelle Paul Poumet, je suis né le 13 septembre 1998 à Bergerac et j’ai grandi au cœur du vignoble Bergeracois. Mon parcours m’a mené à Bordeaux puis aux Pays-Bas, me façonnant pour devenir la personne que je suis aujourd’hui : un sommelier animé par un profond amour pour le vin, un héritage que je poursuis et transmets avec passion.
Découvrez mon univers dans mon blog.

Les bases d’une passion

J’ai grandi à Bergerac, une région réputée pour ses vignobles pittoresques et ses riches traditions vitivinicoles. C’est ici, au milieu des rangs de vignes, que ma fascination pour le vin et le raisin est née. Déjà enfant, je profitais de raisins en abondance, et mon amour pour ce fruit ne m’a jamais quitté.

Le vin faisant également partie intégrante de la culture française, il était presque inévitable de grandir avec cette tradition, surtout à Bergerac. Mais mon lien avec le monde du vin allait au-delà de la culture : une partie de ma famille était directement impliquée dans la production viticole. Mon oncle et ma tante, tout comme mes grands-parents et avant eux mes arrière-grands-parents, possédaient des vignobles et produisaient du vin. Je passais de nombreuses vacances d’été, jours fériés et week-ends au château familial maternel, le Château Berthenon dans le Blayais, un lieu qui symbolise pour moi l’héritage et des générations de dévouement à la vitiviniculture.

Cette enfance dans un tel environnement a semé les graines de mon amour pour le vin, une passion qui allait plus tard se transformer en véritable carrière.

Premiers pas dans le monde du vin

Pendant mes années d’études, mon amour pour le vin s’est approfondi et a pris une forme plus concrète. Durant les étés de ma licence d’anglais à Bordeaux, la capitale du vin, j’ai travaillé comme guide au célèbre Château de Monbazillac, fer de lance de l’une des plus anciennes appellations de vins doux (aussi appelés vins liquoreux) au monde.

Mes missions étaient variées et stimulantes : je donnais des visites guidées, j’animais des dégustations et je vendais du vin directement aux touristes. Ce fut une période durant laquelle mes connaissances œnologiques se sont développées très rapidement, et j’ai découvert à quel point j’aimais partager ma passion avec les autres. Ce qui n’était au départ qu’un intérêt est devenu une véritable fascination, accompagnée d’une ambition claire.

Cette expérience a non seulement renforcé ma passion, mais elle m’a également révélé les possibilités infinies qu’offre une carrière dans le monde du vin. Elle m’a donné la confiance nécessaire pour poursuivre cette voie et, finalement, me consacrer pleinement à cette magnifique industrie.

Formations et stages

Après ma licence d’anglais, j’ai décidé d’élargir davantage mes horizons et de combiner ma passion pour le vin et le tourisme. Je me suis donc inscrit dans une école de tourisme et d’événementiel à Bordeaux, où je me suis pleinement spécialisé en œnotourisme. L’emplacement de l’école était hautement symbolique : située dans le quartier historique du négoce du vin de Bordeaux, les Chartrons, dans une ancienne maison de commerce du vin dont les murs portaient encore les traces des fûts autrefois entreposés.

Au cours de ma formation, j’ai effectué des stages qui m’ont rapproché encore davantage de la pratique du secteur viticole. Ces expériences m’ont permis non seulement d’en apprendre plus sur la production et la promotion du vin, mais aussi de renforcer mon lien personnel avec le Château Berthenon. C’est durant cette période que j’ai appris que mon oncle et ma tante, propriétaires du château, envisageaient de le vendre. Cette nouvelle m’a profondément touché, car ce lieu représente une part essentielle de l’histoire de ma famille ainsi que de mon histoire personnelle.

J’ai alors pris une décision déterminante pour la suite de mon parcours : mettre toute mon énergie dans l’approfondissement de mes connaissances et de mes compétences vitivinicoles, avec l’objectif, un jour, de reprendre le Château Berthenon et d’en perpétuer l’héritage. Cette ambition m’a conduit à l’étape suivante de mon parcours : une formation spécialisée de sommelier.

Formation de sommelier et expérience pratique

Après l’obtention de mon diplôme en tourisme et événementiel, j’ai décidé de franchir le pas et de me consacrer pleinement au monde du vin en suivant une formation de sommelier. Par coïncidence, cette formation se trouvait dans le même quartier historique, les Chartrons, juste à côté de mon ancienne école. Cela avait quelque chose de symbolique : mon chemin vers le vin me plongeait toujours plus profondément dans la riche tradition bordelaise.

Pendant ma formation, j’ai commencé comme sommelier en apprentissage dans le restaurant gastronomique La Table du Décanteur à Bordeaux, où je travaillais avec une carte des vins impressionnante et fort complète. J’y ai appris les subtilités de la sélection des vins, du service et des accords mets-vins, tout en développant continuellement mes connaissances techniques.

La formation elle-même était intensive et extrêmement stimulante. Chaque jour, je dégustais au moins six vins, souvent davantage, ce qui m’a permis d’affiner considérablement mon palais. Ma promotion était parrainée par les Vignobles K, propriétaire de plusieurs domaines illustres du bordelais, dont deux prestigieux Grands Crus Classés de Saint-Émilion : Château Bellefont-Belcier et Château Tour Saint-Christophe. Cette collaboration m’a offert des moments inoubliables, comme ma victoire lors d’un concours de dégustation à l’aveugle avec une note de 19,5/20, un concours d’assemblage où mon équipe a, par hasard, créé un vin étonnamment proche du style propre à Bellefont-Belcier, ainsi que l’émouvante annonce lors de notre dernière journée chez le parrain de la classification du Château Tour Saint-Christophe comme Grand Cru Classé de Saint-Émilion pour la première fois de son histoire, le couronnement de nombreuses années de travail acharné, passionné et minutieux des équipes de Tour Saint-Christophe.

En parallèle de la théorie, j’ai acquis une solide expérience pratique en vinification. J’ai participé à l’effeuillage des vignes à Bellefont-Belcier ainsi qu’aux vendanges du Château Pape Clément, un Grand Cru Classé de Graves. Mon stage m’a ensuite conduit au Château Prieuré-Lichine, Grand Cru Classé de 1855, où j’ai découvert de près le fonctionnement quotidien d’un grand domaine vitivinicole.

Un autre aspect marquant de cette formation était son caractère international. Mes camarades de classe et mes enseignants venaient de toute la France et du monde entier, ce qui a donné lieu à des échanges riches en savoirs et en cultures. En tant que délégué de classe, j’ai eu l’honneur de soutenir mes camarades et de collaborer étroitement avec notre parrain ainsi que nos formateurs passionnés.

Quelques mois après ma formation de sommelier, et afin d’approfondir mes connaissances techniques en production, j’ai travaillé au Château Kirwan, Grand Cru Classé de 1855, où j’ai eu l’honneur d’y apprendre les ficelles de la vinification et d’y faire des rencontre enrichissantes que je porte, toujours à l’heure actuelle, dans mon cœur. J’y étais encadré par mon ami et mentor, le directeur général du domaine, dont l’épouse est une ancienne camarade de classe et une amie chère avec laquelle je suis toujours en contact.

Cette période intense a constitué une étape déterminante de mon parcours. Elle m’a apporté les compétences, la confiance et les relations nécessaires pour me spécialiser davantage et nourrir le rêve d’un avenir où je pourrai non seulement partager le vin avec les autres, mais aussi honorer et perpétuer l’héritage familial.

L’amour et un nouveau chapitre

Lors de mon stage au Château Prieuré-Lichine, quelque chose de particulier s’est produit : je suis tombé amoureux. Je connaissais déjà un Néerlandais que j’avais rencontré quelques années plus tôt alors qu’il était en vacances non loin du Château de Monbazillac, et nous étions restés en contact depuis. Mais cette nouvelle rencontre nous a rapprochés. Nous avons beaucoup parlé et découvert que nous avons de nombreux points communs et que nous nous complétons sur de nombreux autres. Finalement, j’ai décidé de m’installer aux Pays-Bas afin de commencer ensemble un nouveau chapitre à deux.

Ce déménagement ne m’a pas seulement rapproché de mon partenaire, il m’a aussi offert de nouvelles opportunités professionnelles. Aux Pays-Bas, j’ai découvert une autre approche du vin. Les gens s’y intéressent de plus en plus et sont ouverts à une grande diversité de styles et de traditions. S’adapter à un nouveau pays n’a pas toujours été facile, surtout que mon cœur était toujours attaché aux traditions et aux vignobles français, mais je suis tout de même foncièrement tombé amoureux de ce plat pays et des ses habitants, tout du moins un en particulier.

Aux Pays-Bas, j’ai appris que le vin est un langage universel qui relie les personnes, quelles que soient leurs origines. Cela a encore plus renforcé mon amour pour le vin. Aujourd’hui, j’aimerais créer un pont entre mes racines françaises et ma nouvelle vie néerlandaise.

Projets d’avenir : le Château Berthenon

Aujourd’hui, je me trouve à un carrefour de ma vie et de ma carrière, avec une ambition claire pour l’avenir : reprendre le Château Berthenon, le domaine familial qui a énormement de valeur à mes yeux. Ce vignoble, qui a vu travailler et grandir des générations de ma famille, est bien plus qu’un simple domaine viticole ; il est le symbole de tradition, de passion et de lien familial.

Mon partenaire et moi partageons le rêve de redonner vie au Château Berthenon et de le transformer en un centre d’œnotourisme de haut niveau. Nous souhaitons non seulement produire des vins d’une qualité exceptionnelle, mais aussi accueillir des visiteurs du monde entier afin de leur faire découvrir l’héritage, l’histoire et la magie de ce terroir unique.

Cette vision réunit mon expérience de sommelier, mes connaissances en production viticole et mon parcours dans le tourisme. Mon objectif est de faire du Château Berthenon non seulement un lieu de rencontre pour les amateurs de vin, mais aussi un patrimoine capable d’inspirer les générations futures.

Même si ce projet représente un véritable défi, je le considère comme ma mission personnelle et un devoir familial. C’est une opportunité de préserver l’héritage de ma famille, de partager ma passion pour le vin et de créer une expérience unique alliant tradition et innovation.

Pour moi, le vin est bien plus qu’une boisson ; il est le reflet d’une culture, d’une histoire et d’une passion. Mon parcours jusqu’à présent, des vignobles de Bergerac au monde viticole international, m’a façonné et inspiré. Chaque verre de vin raconte une histoire, et mon plus grand souhait est de poursuivre et de partager celle du Château Berthenon avec le monde.

Je vous invite à continuer cette aventure à mes côtés, à vivre la magie du vin et à découvrir comment un héritage familial peut rester une source d’inspiration. Le voyage ne fait que commencer, et j’attends l’avenir avec impatience, un verre de vin à la main et le cœur rempli de passion.